Titou etait à 226 à 22h30, 309 à 0h30, le kt est tout neuf, mais posé sur la fesse, pour reposer un peu les cuisses, donc je ne suis pas couchée, je dois vérifier que ça descend (faites que ça descende, faites que ça descende, sinon, c patch à 1h30, attendre 1h pour poser le kt (2h30), bolus, et si je ne m'écroule pas controle 1 heure après (3h30 du mat' j'ai des frissons)

J'en profite : 

Je me suis rendue compte que le Powerpoint n'apportait pas vraiment de reponse claire, on ne met que les grands titres dans un powerpoint, alors je vais entrer dans les détails sur ce que dit la circulaire 2003 :

Le contrôle de la glycémie (ou dextro) n’est pas un « soin» et peut donc être pratiquée par du personnel non médical, mais formé à ce geste. C’est un aménagement qui permet à l’enfant d’être en forme pour travailler : en hypo ou en hyper, les fonctions cognitives sont réduites.

L'enseignant ou l'atsem doit y consentir, avoir été formé et être cité dans le PAI

En cas d’hypoglycémie, le resucrage doit être le plus rapide possible,

En cas d’hyperglycémie, l’administration d’un bolus d’insuline peut être inscrit dans le protocole : La circulaire précise « le médecin doit décider, en liaison avec le médecin de la structure d’accueil, si la prise médicamenteuse nécessite l’intervention d’un auxiliaire médical ou d’un médecin ». C’est donc au médecin traitant de déterminer si l’administration d’insuline pourra être faite par un membre de l’équipe éducative, mais en concertation avec le médecin scolaire qui connait l’organisation de l’école et est signataire du PAI.

L’administration d’insuline avec la pompe peut être assimilé à une auto-injection, si le médecin traitant et le médecin scolaire l’autorisent, seules les personnes ayant été formées et connaissant parfaitement le protocole inscrit au PAI peuvent le faire. Comme pour n’importe quelle prise médicamenteuse, donner la bonne dose au bon moment est essentiel.

Ce qui est interdit, c'est le Glucagen, dans ce cas, appeler non pas les pompiers, qui n'ont pas non plus le droit de faire l'injection, seul un personnel medical peut la faire, car il faut manipuler une seringue, melanger 2 produits... donc appeler directement le SAMU (15)

La circulaire précise aussi que l'interpretation des résultats et l’attitude thérapeutique nécessaire ne sont pas du ressort des enseignants, ce qui est logique. Par contre, suivre le protocole du PAI, ce n'est pas interpreter : les informations doivent être bien claires : à chaque situation correspond un action.

Mes commentaires (mes commentaires n'engagent que moi, et si vous n'etes pas d'accord, ya pas de soucis :-)

Attention : si le gamin est à 71, et non 70, théoriquement l'enseignant ne doit pas resucrer si le PAI indique que l'hypo commence en dessous de 70. Il ne faut donc pas hésiter à parler de limite de resucrage plutot que d'hypo... d'une façon générale, à l'école, resucrer en dessous de 80 ou 90, surtout avant une récré. Bien préciser que, par contre, pour les dextros de repas, la limite est à 70 (ou 65 selon ce que vous faites à la maison). Surtout qu'en général, on fait la dextro parce que soit l'enfant se sent bas, soit l'adulte pense qu'il peut etre bas... s'il se sent bas à 80, c'est qu'il descend vite, donc le resucrage est utile car dans 10 minutes il peut etre à 60...

Il faut vraiment tout prévoir, les instits et atsems n'ont pas le droit et tant mieux d'improviser, d'interpréter... Ils ne peuvent qu'appliquer un protocole, après avoir été suffisament formé (pas une discussion de 30 secondes entre 2 portes). Le rôle du prestataire est là très important, ça fait partie de l'aide qu'il peut vous apporter.

Il est deja arrivé (j'aime bien faire ma pierrette bellemarette) qu'une maitresse, croyant sincèrement avoir tout compris, et de bonne volonté, appelle une maman pour dire "votre fille se sent pas bien, on a fait une dextro, elle est à 4.9"... la maman dit "ouh là, il faut faire un bolus de x unités". Ce qui est fait, et quelques minutes après on l'appelle car la petite est tombée dans les pommes... après verification sur le lecteur, elle était à 49... Dur pour tout le monde, l'enfant, sa maman, l'instit bien sur et les autres enfants... Bien faire attention de parler de 490 et pas 4.90 quand on parle d'hyper. Et toujours, même à la maison, avant de faire une grosse correction à une grosse hyper inexpliquée, faites une deuxième dextro après avoir bien lavé le doigt. Nous le faisons systématiquement au dela de 250, et nous avons deja eu des grosses surprises qui auraient pu se transformer en grosses frayeurs. 

Ne jamais oublier à quel point nous étions nous-mêmes ignorants le jour de la découverte du diabète de notre enfant et combien de temps il nous a fallu pour tout capter, et les questions qu'on se pose encore, des années après. Ne pas hésiter à faire appel au prestataire, surtout si le diabete arrive en cours d'année, personne ne comprendra rien à ce que vous dites entre deux sanglots :-)

Pour le Glucagen, bon à savoir, votre coiffeuse préférée, dont la maman est diabètique et qui a son salon à coté de l'école peut être désignée dans le PAI comme étant la personne à appeler pour faire l'injection. L'obligation de l'instit est d'alerter les secours, c'est tout. L'obligation de l'école est de tenir à dispo le glucagen. S'il est loin (l'enfant est tombé dans les pommes au gymnase de l'autre coté de la cour - on peut aller le chercher pour que l'infirmier du SAMU ne perde pas de temps).

D'une façon générale, on peut rappeler que l'Education Nationale insiste sur l'importance de l'intégration des enfants atteints de maladie chronique à l'école, et que les instits ont signé pour travailler à l'Education Nationale... donc à moins de phobie du sang ou d'histoire personnelle douloureuse, ou ... ce qui peut arriver et qui doit être respecté, l'accueil des enfants DID fait partie du boulot...

Et voilà, je me suis encore laissée aller à blablater, et j'ai même passée l'heure du controle, j'y vais

a+